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Hector Berlioz, Critique musicale 1856-1859, vol. 9


Publié avec le concours du ministère de la Culture, de l'IReMus (CNRS), du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et de l'Association nationale Hector Berlioz.

En  ces années 1856-1859, Paris retentit de concerts en tous genres. "C'est un temps de musique acharnée", s'exclame Berlioz qui, bien qu'au faîte de sa carrière de musicien avec son élection à l'Institut, le grand succès de l'Enfance du Christ et la composition des Troyens, continue d'honorer ses obligations au Journal des débats.

L'orgue-Alexandre est l'instrument du jour et l'on s'arrache les billets pour entendre l'étonnant corniste Vivier, très apprécié à la Cour. D'autres instrumentistes exceptionnels comme Bülow, Litolff ou le jeune Wienawski se distinguent parmi les centaines d'artistes qui se produisent. Berlioz ne fréquente plus la Société des jeunes artistes dirigé par Jules Pasdeloup et la création de nouvelles formations de musique de chambre.

So l'Opéra se contente de créer des ouvrages de compositeurs "installés", avec la Magicienne d'Halévy et Herculanum de David, ou de reprendre des valeurs sûres comme le Prophète, la Reine de Chypre et Guillaume Tell, l'Opéra-Comique affiche le Pardon de Ploërmel de Meyerbeer, à la réussite éclatante. Quant au Théâtre-Lyrique, il vit ses plus belles heures, avec la création du Faust de Gounod, la mise à l'honneur d'opéras de Mozart et Weber, et la reprise de l'Oprhée de Gluck dans une version de Berlioz, avec l'inoubliable Paulin Viardot.

Malgré une gastralgie qui le mine, Berlioz garde, comme toujours, son humour incisif qu'il distille à travers ses articles et dont il tire un recueil d'anecdotes, les Grotesques de la musique.