Repenser la musique populaire et la politique dans le Royaume-Uni contemporain
La musique populaire moderne est apparue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et est devenue un phénomène de masse dans la société britannique de la fin des années 1950 et du début des années 1960 avec l’avènement des Beatles. Depuis cette époque, le Royaume-Uni est un lieu incontournable pour la production et la circulation de la musique populaire à l’échelle mondiale. Du fait de son importance culturelle, sociale et économique, la musique populaire s’est également imposée comme un sujet majeur pour les journalistes comme pour les universitaires britanniques, donnant lieu à de nombreuses publications grand public comme scientifiques.
[Version complète de l'appel à articles en PJ]
Les contributions pourront s’intéresser aux thèmes suivants (liste non exhaustive) :
- La musique populaire et sa relation aux identités régionales et/ou nationales, en tant que plateforme pour l’expression, la reformulation et/ou la contestation, par exemple, d’un sentiment d’anglicité/ britannicité, de scotticité, d’appartenance au Nord de l’Angleterre, etc.
- La musique populaire et sa relation aux migrations, à la colonisation et aux questions de race, en particulier dans le sillage du mouvement Black Lives Matter et de la montée de mouvements d’extrême-droite et nationalistes au Royaume-Uni
- La musique populaire et le féminisme/genre
- La musique populaire et l’environnementalisme ; les approches de la production musicale respectueuses de l’environnement
- Les innovations dans la façon de produire et d’écouter de la musique, et leurs implications politiques
- Les pratiques économiques et commerciales de l’adaptation, de la négociation et/ou de la résistance aux normes dominantes de l’industrie
- La musique politique à l’heure du numérique et des plateformes de streaming
- La musique et la politique partisane (opposition à David Cameron, soutien à Jeremy Corbyn…)
- Les événements musicaux et politiques à la fois au Royaume-Uni (référendum de 2014 sur l’indépendance de l’Écosse, Brexit) et à l’étranger (conflits au Moyen-Orient)
Les résumés en anglais ou en français, de 500 mots maximum, accompagnés d’une courte notice biographique, sont à envoyer à David Bousquet (david.bousquet@ube.fr), Julie Michot (julie.michot@univ-lorraine.fr) et Jeremy Tranmer (jeremy.tranmer@univ-lorraine.fr) pour le 15 novembre 2026.
La publication est prévue pour mai 2028, après expertise des articles sélectionnés.